Après le sable

Jérémie Cosimi

exposition personnelle du 25 Juin au 17 Septembre 2021

Du jeudi au samedi de 13h à 18h ou sur RDV 

Commissariat Léo Fourdrinier & Julien Carbone

La restauration des rêves

Pour son exposition personnelle à la galerie l’axolotl, Jérémie Cosimi présente une nouvelle série d’oeuvres, d’où surgissent ses spectres radieux dans l’intimité des ruines. Dans l’ abstraction des espaces sans fin, l’artiste saisit le moment où le soleil fait vivre la pierre : la chaleur d’un souvenir friable.

Le sable est issu de la désagrégation des roches, sous l’action des intempéries et de l’érosion. Intitulée « Après le sable », l’exposition agence peintures et sculptures à la manière d’un musée archéologique, ici non chronologique, mais tournée vers un futur possible : celui du devenir des pensées et des images, de leur métamorphose et de leur réminiscence.

D’un geste virtuose, et avec la précision d’un archéologue, Jérémie Cosimi peint des objets et figures retrouvés, altérés, évanescents. Là s‘opère un processus de restauration, où l’artiste sauvegarde les apparitions fantomatiques sur la toile, dans des mises en scène ou recadrages qui lui sont propres, l’impliquant intimement dans l’histoire qu’il bâtit. 

Dans la douceur des teintes chair et sablonneuses, ses personnages entrent en synthèse avec leur environnement, laissant suggérer leur propre fossilisation, ou adaptation à un milieu par le développement de nouveaux systèmes et fonctions biologiques. La symbiose du corps humain avec le végétal, à la frontière du camouflage, révèle par un timide sublime une immortalité de la figure discrète, une rencontre rêvée, évanouie. 

Cette mémoire d’un monde voyage dans les oeuvres de Jérémie Cosimi,  éblouissantes et fugitives comme les dernières images d’un songe persistant.

 

Léo Fourdrinier

The Toulon – Pedro Connect

Une exposition de Jean-Loup Faurat

d’après un projet de Régis Laugier et Mike Watt

22 mai – 19 juin 2021

Un projet collaboratif tridimensionnel donnant naissance à l’album « I Mean Alarmed » (ORG Music / Sélection officielle Record Store Day 2021) avec la participation de vingt-quatre musiciens originaires de Toulon (France) et San Pedro (Californie), dont ses initiateurs : Hifiklub et Mike Watt. Un jumelage factice qui se déploie également autour d’une édition relatant les histoires des scènes musicales de ces deux territoires et de l’exposition de Jean-Loup Faurat « The Toulon – Pedro Connect » à la Galerie l’Axolotl (Toulon). Visuels : Raymond Pettibon et Hildegarde Laszak. Design graphique : Hélène Mailloux.

photos d’exposition : Léo Fourdrinier

Un projet présenté par Parallel Factory avec le soutien de  Région Sud PACA, Département du Var, Ville de Toulon, Mécènes du Sud, Le Port des Créateurs

XOXO

Exposition collective – Galerie l’axolotl

12 Décembre 2020 –  29 Janvier 2021

Commissariat Julien Carbone & Léo Fourdrinier

86 ARTISTES. UN NOUVEL ACCROCHAGE CHAQUE SEMAINE. PROGRAMMATION VIDEO 7/24.

Avec Adam Vackar, Adhémar, Alain K, Alessandro Nucci, Alisson Schmitt, Amalia Vargas, Bara Bandai, Basile Ghosn, Benjamin Cazes, Benjamin Ottoz, Benoit Deschamps, BLANK , Boris Camaca, Bruno Peinado, Cédric Esturillo, Claire Voyance, Clément Davout, David Evrard, David Perreard, Don Elektro, Ellande Jaureguiberry, Emile Cerf, Florian Nguyen, Floryan Varennes, François-Xavier Courrèges, Géraldine Goyet, Gio Black Peter, Guillaume Chiron, Gwendal Coulon, Hildegarde Laszak, Hippolyte Hentgen ,Hubert Crabières, Hugo Laporte, Ian Bruner, Janna Zhiri, Jean Loup Faurat, Jean Pellaprat, Jeremie Cosimi, Jimmy Richer, Jon Rafman, Jonas Meier, Jonathan Cyprès & Cécile Gallo, Julien Primard, Julien Robles, Juliette Feck, Kappa , Laurent Besson, Laurent Lacotte, Léo Fourdrinier, Lou Ross, Louise Mervelet, Louise Pons, Lucie Ferezou, Makiko Furuichi, Marbre, Marc Turlan, Marianne Dupain, Martin Lewden, Mélanie Villemot, Melissa Steckbauer, Michael Sellam, Michel Scarpa, Moolinex, Morgan Azaroff, Myriam Mechita, Nagi Gianni, Nicolas Puyjalon, Nils Bertho, Norman Nedellec, Pablo Stahl, Paul Lepetit, Pauline Creuzé, Pierre Renucci, Rodolphe Cintorino, Ronald Dagonnier, Samir Mougas, Simili Gum, Stanislas Paruzel , Thomas Portier & Manon Riet, Tom de Pekin , Tony Regazzoni, Vava Dudu, Vehanush Topchyan, Violeta West, Vladimir Besson, Wisrah Villefort

LAISSEZ VOUS PORTER PAR L’AMOUR ET LA SPONTANEITE.

En partenariat avec LE PORT DES CREATEURS, STUDIO A2, RAGE, RESEAU PLEIN SUD

Pulse /ˈsɪstəm/

exposition collective

26 Juin – 14 Aout 2020

juliette feck, leo fourdrinier, nona inescu, tomek jarolim, flavien laboirie, alessandro nucci, perera elsewhere ft. gonjasufi, pussykrew, pierre renucci, constantin schlachter, marc turlan, melanie villemot

Une étoile est un objet auto-gravitant au sein duquel des modes d’oscillations sont générés par un phénomène d’excitation.

Comparée aux autres domaines de l’astronomie, l’étude des étoiles est une science ancienne.

Les questions qui portent sur la structure interne des étoiles sont parmi les plus complexes. Pour le moment, cette structure interne reste un mystère puisqu’on ne peut observer que la surface des étoiles.

Cependant, la découverte d’ondes se propageants dans les intérieurs stellaires semble être une piste prometteuse pour résoudre ce mystère. Ces ondes font osciller les étoiles c’est pourquoi on parle d’étoiles pulsantes. La science qui étudie ces étoiles est l’astérosismologie, elle permet ainsi de sonder l’intérieur des étoiles.

Depuis 2012, un groupe de chercheurs tente d’identifier un certain type d’étoiles présentant une anomalie dans leurs oscillations lumineuses. Cette fréquence de vibration manquante interrompt la linéarité de la variation lumineuse. Les étoiles présentant cette anomalie sont appelées 

« étoiles déprimées », en opposition aux « étoiles riantes » – normales. 

L’exposition collective Pulse /ˈsɪstəm/ est le second chapitre du projet artistique initié par Léo Fourdrinier lors de sa résidence au Port Des Créateurs (Toulon), basé sur les recherches d’Arthur Le Saux, chercheur à l’Astrophysics Group de l’Exeter University en Angleterre.

La constellation figurée par les treize artistes de Pulse/ˈsɪstəm/ prolonge et augmente un regard à la croisée des arts et des sciences, à travers une sensibilité commune de l’exploration et de l’interprétation des matières terrestres et spatiales.

Pulse

Léo Fourdrinier

Exposition personnelle du 1er février au 2 mai 2020

Call me Mister Fahrenheit,

Au travers d’une poétique vulgarisation scientifique, comme s’il voulait faire de nous un homme supersonique, Léo Fourdrinier pose le parallèle entre la pulsation d’une étoile et les émois amoureux.

L’empreinte de lyrisme dans cette quête scientifique, nous renvoie à ses émotions personnelles intenses, ses sentiments liés tantôt à l’amour, tantôt à la mort, souvent à la communion avec la nature, parfois à la fuite du temps.

Par l’interdépendance des oeuvres de la curation « Pulse », nous sommes laissés à la merci de sa vision holistique traduisant cette élégante fragilité propre à ce qui constitue notre univers.

Tels des apocryphes, et comme s’il souhaitait qu’elle ne soit plus pulsante, il grave dans le marbre la fugacité d’une étoile. Il s’improvise alchimiste en transformant la structure intime de la matière, l’infime beauté d’insignifiants objets pour les métamorphoser, les poétiser, les sacraliser. Cathartique ou mythologique dirait-on en apercevant au crépuscule les longs cheveux de Lady Godiva chevauchant sa monture.

Par degré, nous passons par un sentiment de déprime à l’instar de Paul Éluard subissant sa douleur comme un peu de soleil dans l’eau froide, laissant rapidement place à une sensation d’extase telle que décrite par Queen, I’m burning through the sky […] I’m traveling at the speed of light.

« Pulse » défie le centre de gravité de nos certitudes.

 

Julien Carbone